En 2025, j’ai posé ma nouvelle offre signature pour Gribouilli Street : « Compagnon de com’ ».
Créer un personnage qui va s’intégrer dans ta com’, soutenir, donner du pep’s, impacter.
Le dessiner bien sûr mais surtout le penser dans une stratégie globale.
Tout un programme !
Depuis 2024, j’ai créé quelques personnages mais pas avec cette offre aussi affinée.
Je voulais aller plus en détail avec les attentes de mes clients potentiels et avec le « cadre flexible » qui me convient.
Le premier objectif de ces projets fictifs ?
Faire grossir mon portfolio avec des projets plus variés en termes de design et de typologie métier.
Mais au fil du travail, j’ai constaté que cela m’a challengé dans la structuration et le process…
J’ai choisi de passer en mode « Test & Learn » pour aller plus loin et construire quelque chose de 100 % clair et aligné avec ma vision.
Projet fictif :
confronter « compagnon de com’ » à différents types de projets et de clients sans la pression financière
Dans cet article, je ne te le cache pas, je te raconte mes coulisses et mes réflexions, ma façon d’avancer et de construire. Ça n’est pas un article sur la com, ou la slow com’ mais plutôt sur mon approche du slow entreprenariat.
J’espère que ça te donnera des idées.
C’est parti !
Je vais te parler de 3 projets et de ce que j’y ai appris
- Projet 1 : Gigi, la pizza à moustache
- Projet 2 : Lead Up
- Projet 3 : Marie, agent immobilier
- En conclusion : faire des projets fictifs je valide ou pas ?
Projet 1 : Gigi, la pizza à moustache
Si tu veux découvrir la création de ce personnage c’est sur le blog Gribouilli Street
Pour Gigi, j’ai collaboré avec Héloïse.
Aujourd’hui co-écrivaine et amie de Nity (la boule de poil arc-en ciel) elle a dans une autre partie de sa carrière tenu une pizzeria.
L’occasion d’imaginer concrètement un compagnon de com’ pour la restauration, une typologie de client que je n’ai pas eue jusqu’à présent.
Ce que j’avais à travailler différemment
- un client « restaurant » avec un local et un public familial
- une mascotte avec effet 3D et un peu « pop’culture »
Ce qui était plus facile :
- Je connais bien Héloïse et la communication est simple avec elle
- C’est une créative, elle se projette assez facilement
Ce que j’ai appris :
A faire un personnage en « fausse 3D » : la technique spécifique, la différence de temps de création par rapport à de la « 2D ».
Sur ce premier projet fictif c’est donc sur l’aspect design que j’ai le plus appris…
Mais ça n’était que le premier…
Projet 2 : Lead Up
Lead up est un « produit », une formation commune autour de la prospection « classique » et digitale.
Un duo de 2 entrepreneuses : Héloïse (celle de Gigi et de Nity) et Amélie.
Cette fois, un peu plus de challenge car même si Héloïse est 100 % convaincue par les compagnons de com’ c’est à un duo avec Amélie, qui elle n’en voit pas encore vraiment l’utilité, que je dois répondre.
Ce que j’avais à travailler différemment
- Un produit commun à 2 univers visuels et 2 approches
- Un duo de personne : une que je connais très bien, l’autre pas du tout.
- Un profil plus « pragmatique », moins créatif.
Ce qui était plus facile :
- Une offre de services, formation : un domaine que je connais bien
- Une des 2 personnes qui a déjà travaillé avec moi
Ce que j’ai appris (et attention là, ça m’a travaillé !)
Que mon process était trop flou !
Dès le rendez-vous de démarrage… j’ai perdu pied et je me suis retrouvée dans un cul-de sac !
Connaissant bien Héloïse, je n’ai pas assez appréhendé le duo… et pas assez pris en main le rendez-vous pour vraiment avoir les informations essentielles à mon travail.
Pire, j’ai réussi à rebondir et à amener un fil directeur… qui s’est avéré libérateur pour mes « clientes » mais « bloquant » pour moi.
La discussion tournant rapidement autour du design, j’ai proposé des inspirations (les personnages de vice versa en l’occurrence) ce qui a eu pour effet d’amener du design avant l’utilisation, la raison d’être du personnage.
Sauf que… dans compagnon de com, la raison d’être du personnage défini son design… et pas l’inverse !
Apprentissage 1 :
Un rendez-vous de démarrage pas assez guidé
Dans ma tête...
Mais vois-tu, ça je ne m’en suis pas rendu compte de suite…
Car dessiner des personnages ressemblant au duo inspiré de vice versa.. je sais faire plus ou moins techniquement…
Mais à chaque croquis je restais bloquée… ça ne me plaisait pas, mais pas du tout…
Ma solution
Ma main et ma tête n’étaient pas d’accord.
Et comme l’a si bien écrit Laure Dodier dans son livre sur la zone de confort : « ton corps est le boss final ».
Alors quoi ? Ca tourne dans ma tête, j’en rêve la nuit… opération journaling !
Oui, c’est ma solution ultime, j’écris.
D’abord en vrac, puis un peu plus structuré et ainsi de suite jusqu’à avoir quelque chose de clair et cohérent.
Ca me prend un peu de temps, mais quand la machine est lancée, rien ne l’arrête
Le résultat
J’ai posé mes idées dans plusieurs documents.
Un document « relation client »
où je détaille la relation « adulte-adulte » et pas « donneur d’ordre – prestataire » que je souhaite développer.
A cause de quoi ? Du rendez-vous de démarrage mal cadré
Pour quoi ? Avoir ma posture bien en tête afin de fluidifier la communication
Un document avec les grands styles de personnages
(humain, animal etc…), quels messages ils portent en priorité et quelque clé pour choisir le plus adapté à la stratégie.
A cause de quoi ? Un personnage humain qui est une caricature des humains réels c’est cool à condition d’être à l’aise avec son image de soi
Pour quoi ? Apporter l’accompagnement dès le début et guider mes clients vers un compagnon de com’ durable et non vers un effet « tendance ».
Une road map,
Un plan de route où je découpe clairement les 2 grandes phases de ma proposition : la phase 1 de conception générale, la phase 2 de création graphique.
50% de stratégie – 50 % de design
Tout ça, je l’avais en moi mais maintenant c’est concret et visuellement clair.
Tu n’imagines pas le soulagement… comme l’impression d’être arrivée en haut de la montagne !
Apprentissage 2 :
Poser mes intentions sur papier, clairement, est essentiel pour moi avancer.
Le projet fictif m’a permis de travailler tout ça sans « enjeu client » fort.
J’ai pu grâce à notre travail définir le processus de démarrage, le terreau nécessaire à la bonne évolution de ma visio compagnon de com’.
Cela veut dire aussi que je choisis consciemment de ne pas « répondre à un besoin client » déjà défini mais de lui proposer un univers (mon fameux cadre flexible) dans lequel son projet va grandir.
Apprentissage 3 :
Une approche clairement exprimée = une relation client plus sereine
Mais je n’étais pas au bout de mes apprentissages…
La communication et le design.
Me voilà donc à dessiner des personnages ressemblant à Héloïse et Amélie dans un style vice versa…
Je fais mes croquis mais comme elles souhaitent un rendu 3D et que pour l’instant je ne l’ai testé que sur Gigi et Gribouille… je ne sais pas ce que je vais réussir à faire sur des « humains »
Je décide donc de sortir du process projet et de créer des personnages finis avant validation des croquis.
J’ai compris aussi que les croquis étaient trop loin de l’image qu’elles avaient en tête…
Ca aussi c’est un piège : personnages ressemblant à Héloïse et Amélie dans un style vice versa…
C’est à la fois très concret (tu peux en faire un prompt chat gpt !) et subjectif.
Elles se sont sûrement projetées… mais entre la projection et la réalité il y a un monde.
et contrairement à chat gpt, il me faudra plus de 2 min pour refaire une proposition aboutie si la première ne leur convient pas.
Une alerte donc sur le temps de création… potentiellement exponentiel… et moins rentable dans un projet réel.
C’est tout l’intérêt du fictif pensé comme un test & learn.
Et puis je ne te cache pas que le mot « plagiat » trotte dans ma tête…
Comment faire du « vice / versa » façon Gribouilli Street…
J’avance tout de même sur le design et j’envoie des propositions argumentées en pdf… via what’app.
Pourquoi ?
Propositions argumentées : pour moi c’est essentiel, l’image seule n’a pas de sens.
What’s app : car c’est un outil qu’Héloïse utilise et qu’elle y a créé un groupe spécifique.
Mais…
J’ai un retour écrit et un vocal… rapide mais là encore ça me chiffonne…
Tu vas trouver que je suis « old school » et « rigide » mais mon travail mérite mieux !
Alors une fois encore… outil miracle « Journaling » !
Je te passe les questions existentielles (du type old school et phycho rigide 😉) et je t’amène directement à la fin :
J’ai mis à plat mon process.
Les étapes et les ressources qui me permettent de rester dans … je te le donne en mille … mon cadre flexible.
Pour bien travailler j’ai besoin de
- Comprendre l’histoire de mes clients, celle d’hier et de demain
- Comprendre leur quotidien, ce qui peut les bloquer aujourd’hui
- Quels objectifs ont-ils imaginés pour le compagnon
- Et quel sera sa raison d’être
Tout ça c’est ma trame de rendez-vous de démarrage (et hop un doc en plus !)
Mais j’ai besoin aussi :
- De présenter et d’expliquer mes choix… en face à face
- D’avoir un retour « multi forme » c’est-à-dire des mots mais aussi des expressions et des gestes
- D’assumer ma posture de « guide » dans cette aventure et d’inviter mon client à suivre les étapes que je sais être les plus efficaces. Créer un compagnon de com’ c’est mon métier et mon process utilise mes outils.
Alors bien sûr il faut savoir rester souple et s’adapter (c’est je le rappelle – Encore ! – un cadre flexible) !
Apprentissage 4 :
Poser mon process avec mes règles est un gage de qualité.
Toujours là ?
(je t’avoue que j’ai peu d’espoir que tu lises tout… mais j’ai été surprise parfois 😉 )
Je te récapitule pour le projet 2 :
Ce que j’avais à travailler différemment :
- Un produit commun à 2 univers visuels et 2 approches
- Un duo de personne : une que je connais très bien, l’autre pas du tout.
- Un profil plus « pragmatique », moins créatif
Ce qui était plus facile :
- Une offre de services, formation : un domaine que je connais bien
- Une des 2 personnes qui a déjà travaillé avec moi
Ce que j’ai appris
- Apprentissage 1: Un rendez-vous de démarrage pas assez guidé
- Apprentissage 2 : poser mes intentions sur papier, clairement, est essentiel pour moi avancer.
- Apprentissage 3: une approche clairement exprimée = une relation client plus sereine
- Apprentissage 4: poser mon process avec mes règles est un gage de qualité
Au moment où j’écris cet article ce projet est toujours en cours.
Je créerai un article pour montrer les étapes de créations, les croquis les choix dans un article du blog Gribouilli Street… stay in touch !
Projet 3 : Marie, agent immobilier
En parallèle de Lead up j’ai commencé la création d’un compagnon de com’ fictif avec Marie, agent immobiler.
Elle n’a pas vraiment de besoin réel car elle fait partie d’une franchise mais une envie de m’aider et de se projeter.
Ce que j’avais à travailler différemment :
- Un embryon de projet, pas d’attentes très concrètes
- Un profil « pragmatique »
- Certains « à priori » sur l’utilisation d’un personnage (pour les grandes marques surtout)
Ce qui était plus facile :
- Une cliente très humaine et à l’écoute prête à s’investir
- Une sorte de carte blanche
Ce que j’ai appris :
- La personnalité de la cliente change complètement l’expérience de l’accompagnement, pour elle et pour moi.
- Marie a pris le temps d’analyser ce que je lui ai envoyé et nous avons fait des rendez-vous en présentiel ce qui a permis d’aller plus loin dans la projection
- Un temps plus long mais plus qualitatif avec une vraie présence doit se penser différemment en termes de tarif (bon ok ça je le savais déjà…)
Bien sûr le projet de Marie est différent de celui de Lead Up mais comme j’ai posé des grandes bases (process, road map, posture relation client… ) il se déroule avec moins de « grands apprentissages ».
Tu as de la chance… ça fait un paragraphe moins long à lire 😉 !
En conclusion : faire des projets fictifs je valide ou pas ?
Je valide à 100 % !
Au départ je voulais juste avoir de nouveaux personnages dans mon portfolio mais ce travail m’a clairement permis d’aller plus loin.
Et oui je sais qu’une offre co-construite, en accord avec les besoins clients c’est toujours plus pertinent mais ici c’est « en accord avec ma vision » que j’ai le plus travaillé.
Est-ce que je suis ok avec ce type de demande ?
Est-ce que je dois plus imposer ma méthode ? Qu’est-ce que j’y perd qu’est-ce que j’y gagne ?
Quelle énergie me demande telle ou telle étape ?
Est-ce que c’est ok ?
Est-ce que j’ai un plan B ?
Et ainsi de suite…
Et ça je te garantis que ça peut secouer (et utiliser beaucoup d’encre et de papier !)
1000 mercis aux filles qui ont joué le jeu
Elles m’ont fait grandir et ont posé des bases plus saines pour l’univers Gribouilli Street.
Ca c’est fantastique.
C’est vrai que tout ça m’a demandé du temps et du temps qui ne m’a pas rapporté de chiffre d’affaires.
Mais ça vaut un super coaching, crois-moi !
Au final, ce que j’en retiens c’est que pour moi, en tant qu’entrepreneure, le « Test & Learn » est un moteur puissant.
Etant créative, adapter mon désormais célèbre « cadre flexible » au fil du temps c’est ça entreprendre.
(et franchement, ça marche pas mal dans le perso aussi).
Voilà la fin de ce très long et très blabla article.
Clairement je pourrais en faire une vidéo façon podcast ce serait peut-être plus digeste 😉
N’hésite pas à me dire ce que tu penses de tout ça, des réflexions, de la démarche et si toi aussi « tu vas jouer au jeu du projet fictif » pour aligner ton offre.




